Mon coeur est rouge

La cinéaste signe un deuxième portrait de femme, cette fois-ci anonyme et contemporaine, où l'ironie se mêle à l'émotion. Dans ce film féministe, la caméra quasi-documentaire de Bruno Nuytten (également directeur de la photographie pour Marguerite Duras et André Téchiné) suit le quotidien et les rencontres d'une jeune enquêtrice, jouée par Françoise Lebrun.
Deux jour de la vie de Clara : deux jours partagés en trois temps : Elle et les autres, elle et Lui, elle parmi elles.
Ou encore : tentative de vélo et auto-portrait d’une femme libre un vendredri et un samedi d’hiver à Paris, France.
Ici le seul fil conducteur est la fille conductrice. Sa journée commence très tôt au zinc avec un zinc et se termine tard dans la nuit.
Ce jour-là on lui attribue la mission d’interroger les parisiennes sur le maquillage. Au fil des rencontres, programmées ou imprévues, provoquées ou subies, l’enquête du mensonge aux femmes se transforme en quête de la vérité des femmes.
Finie la journée et c’est samedi, un jour à soi. Le matin, Clara est dans un baignoire avec celui qu’elle a abordé la veille. Samedi soir c’est une fête de femmes, une forte fête où on perd un peu Clara parmi beaucoup d’amies.

Copyright, 1995 CMC/Les Fiches du Cinéma

Pays de production : France
Sortie en France : 23 mars 1977
Procédé image : 35 mm - Couleur
Durée : 105 mn

Réalisatrice, scénariste : Michèle Rosier
Société de production : Go-Films et Les Films Molière
Directeur de la photographie : Bruno Nuytten
Compositeur de la musique originale : Keith Jarrett
Monteur : Suzanne Baron

Françoise Lebrun : Clara
Jean Ipousteguy : L'homme au journal
Judith Magre : La femme fâchée
Antoine Fontaine : M. de Vavrin
Lucia Bensasson : L'étrangère
Anouk Grinberg : la petite fille
Mad Rimbaud : Aristote
Paule Zajderman : Freud
Anne Wiazemsky : Calderon
André Glucksman : l’ami dans l’escalier mécanique